Durant la Première Guerre mondiale, des milliers d'Autochtones se sont enrôlés volontairement dans l'armée canadienne. Bien que le nombre exact d'enrôlements soit inconnu, on estime à plus de 4 000 le nombre d'Autochtones ayant servi dans les forces canadiennes durant le conflit. Leurs compétences traditionnelles de chasse ont influencé leurs rôles militaires, notamment ceux de tireurs d'élite et d'éclaireurs, parmi les plus périlleux de l'armée.
Né en Ontario, le caporal Francis Pegahmagabow est l'un des soldats autochtones les plus décorés de l'histoire militaire canadienne. Il a reçu la Médaille militaire, assortie de deux barrettes, pour son sang-froid, sa patience et son habileté au tir exceptionnelle. C'était un tireur d'élite hors pair.
Le caporal Everett Maracle-Tyendinaga Mohawk, originaire de Windsor, avait 16 ans lorsqu'il a menti sur son âge et est entré dans le manège militaire du centre-ville pour s'enrôler dans le régiment Essex Scottish. Il s'enrôla dans ce régiment et combattit à Dieppe. Il a passé près de trois ans dans des camps de prisonniers de guerre allemands, d'où il s'est évadé à deux reprises. Un médecin allemand lui a retiré des éclats d'obus, mais la blessure lui a causé des douleurs jusqu'à la fin de sa vie.